MATERARCADIAPROXIMA

L’exposition de Raffaella Corcione Sandoval prévoit une mise en place au départ des habitations adossées à Casa Cava, dont les murs, les façades et les fenêtres seront décorés d’une série de toiles de couleur pourpre descendant vers l’extérieur comme si c’étaient des chemins de fuite. Une fois dépassé le seuil de Casa Cava, on entrera dans une petite cour extérieure, où sera placée la dernière toile –appuyée sur une sculpture circulaire en pierre, sur laquelle sont gravés MaterArcadiaProxima et la carte étoilée de Proxima Centauri -pour symboliser la fin du fil rouge de l’histoire, qui mènera à l’exposition. A l’entrée de Casa Cava, un premier espace assez vaste, avec deux arches qui donnent accès à l’intérieur de nouvelles grottes. Une plus grande à gauche et une plus petite à droite, avec des marches. Au centre de ce local sera placée une sculpture de couleur cuivre, de grandes dimensions, figurant la première réalité, celle qui précède toute chose et tout être, intitulée l’UNO. L’accès aux grottes, conçu de manière métaphorique comme une vulve, se fera à travers les passages créés par des installations en tissu rouge chair. Les visiteurs devront toucher et écarter ces toiles pour pouvoir pénétrer dans les grottes, qui symbolisent les voies d’accès pour parvenir aux entrailles de la terre. Une niche, sur la paroi gauche de ce même espace, abritera une petite sculpture en argile crue, appelée Monsalvat. Les grottes seront éclairées exclusivement par des lumières centrées sur des œuvres colorées et luminescentes, composées de grandes toiles suspendues aux murs. Les projections de ces mêmes œuvres  dépasseront les limites de leurs dimensions réelles pour s’étendre dans l’espace qui les accueille, créant l’illusion optique de graffiti qui auraient toujours existé dans ce lieu magique. Du plafond partiront de très légers cercles de diverses dimensions, faits de papier à demi transparent, qui voltigeront sur la tête des spectateurs, comme Orbs. Des sachets de voile léger, contenant de petites sculptures en papier mâché, descendront d’en haut pour représenter les fœtus intemporels en forme d’étoiles. Sont également prévues des installations des rameaux peints en rouge, qui rappellent non seulement les racines qui pénètrent dans les parois de la caverne, mais aussi les veines d’un corps maternel, comme simples traces du temps stratifiées sur la roche. La diffusion de musiques et d’essences parfumées, créées pour l’occasion par Lisa Barros Greindl, Michèle Gay et l’artiste elle-même, complèteront l’installation pour impliquer tous les sens du spectateur et susciter en lui une riche expérience émotionnelle, par l’emploi de langages et de media tant traditionnels que technologiquement innovants.